" Donner goût à la vie grâce à l'originalité "

Poémes de Fourras

Auteur : CHAVROG

Melon à vous tous !

La série des poèmes Psyké de Fourras :



DE MON LIT

De mon lit, j'entends le bar qui ferme, les yeux clos, j'entends la rue qui respire, les mains sur tes hanches.

De mon lit je vois se découper des ombres chinoises
Des lampadaires qui tremble
La rue qui cligne des yeux
De mon lit j'entends les autres lits
De mon lit j'entends la femme qui rit
L'homme qui chante
L'enfant qui pleurt
De mon lit je vois la folie et la douceur
De mon lit je réfléchis à ceux que j'aime
Que je n'aime plus
Que j'ai perdu
De mon lit je sens la douce odeur des crêpes
Le parfum de la pisse
La circonspection du lampadaire qui cligne des yeux
Dans le ciel, à chaque fois qu'un passant nage devant lui
J'entends l'homme seul qui va voir la fille qui se vend
De mon lit j'entends la rue
La vie la mort
Le vivant, le vécu



IL

Il n'est pas un cerf-volant filant à la mer
Ni l'enfant auquel celui-ci s'accroche
Il n'est pas fleur du désert
Il n'est pas le temps, la croche
qui commence la dernière symphonie
Il n'est pas l'eternel
Il n'est ni le ciel ni le toit, ni le lit
Ni le soleil qui brûle sur le miel
Ni le vent qui guérit
Ni le pas des fous sur la plage
Ni la mort, l'amertume ou l'orgueil
Ni le bijoux de notre l'âge
Ni le clou d'or au cercueil
Il est juste de ceux qui prennent la main
Qui sourient
Il est juste de mon lendemain
De ma vie, quand il me suis

 DIVA

Tout ce que je peux voir
Quand je sors, la nuit
 Me ramène à ton rire

Je continue à boire
Le cocktail des esprits
Jusqu'au bout du soupir

Pourquoi le verre se vide ?
Pourquoi je sens la ride
Naître dessous mon oeuil ?

Pourquoi ais-je l'impression
Qu'avec moi la passion
A des teintes de deuil

Quand tu ferme les yeux
C'est le monde du feux
Qui éteint son sourire

Tes yeux dansent le Nil
C'est le lac des cils
Qui vaut plus qu'un empire

Alors je veux hurler
Je veux aller danser
Montrer au monde entier
Ce que c'est que crier
Alors je veux hurler
Je veux aller danser
M'oublier,
Aller voir les esprits
Et gueuler,
Gueuler dans la nuit

Diva chez les esprits
C'est le jour et la pluie
C'est un esprit de plus

Quand elle danse au lit
Elle fait pleurer la nuit
Jusque sous l'abri-bus

Et si sa page et sombre
Je serais la prochaine
La suivant comme une ombre

Elle racontes par amour
Des histoires sans haine
A mon âme sans jour


Si elle s'en va sans moi
Pour quelques temps de neige
Quand l'hiver se fait rude

Je n'ai comme sortilège
Que la chaleur du froid
Et de ma solitude

Alors je veux hurler
Je veux aller danser
Montrer au monde entier
Ce que c'est que crier
Alors je veux hurler
Je veux aller danser
M'oublier,
Aller voir les esprits
Et gueuler,
Gueuler dans la nuit

Diva chez les esprits
C'est la mélancolie
C'est le bonheur sacré
De tout laisser tomber
C'est le déchirement
La couture au tourment
C'est un peu tout rejouer
Alors je veux hurler
M'oublier,
Aller voir les esprits
Et gueuler,
Gueuler dans la nuit


MÉCANIQUE MARITIME

Éphémère beauté
D'une mère maritime
Qui efface peu à peu
Le poème des doigts sur le sable
Ce miroir des étoiles

J'AIME  BIEN CITER DU PROUST

Ils sont où les oiseaux blancs ?
La mer s'ennuie d'eux
Ils ont pris le large vers un autre navire
La mer les a perdus
Et perdure la mer
Seule et infidèle à sa solitude
Quand vient l'été
Ou l'homme oublié qui y cherche sa bouteille
« Il y à autant de trésor dans un ver de vin que dans le fond de la mer » M.Proust.

 
TÉLÉ

Le clapotement hertzienne
Descend de l'antenne
Le monde regarde
Par la fenêtre
Je me fous nu quand le volet se ferme





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